Terrorisme
Attentat au bulldozer à Jérusalem : dans une des artères principales de la ville, un bulldozer a écrasé les passants et voitures et renversé un autobus. Selon les infos actuelles ce serait un acte terroriste
Un éditorial du Wall Street Journal
The European Model (Really)
June 13, 2008
Critics of the Bush Administration's antiterror policies often cite the attitudes of our European allies as models of wisdom and effectiveness. And sometimes these critics are right, though not in the way they imagine.
Only a day before the Supreme Court handed down yesterday's Boumediene decision (see here) – which gives alien detainees access to American courts and American rights that they had sought to destroy – the British parliament voted to extend the time terrorist suspects can be held without charge to 42 days from 28. In the U.S., it's 48 hours.
Meanwhile, in Germany, the government of Angela Merkel last week approved a draft law widening the powers of the federal police to monitor homes, telephones and computers. Germany's regional police already enjoy some of these powers. But German federalism makes it difficult for law enforcement to act effectively when terrorists cross provincial borders, a loophole the old Baader-Meinhof gang was notorious for exploiting. This is the very problem Berlin now seeks to correct.
The British bill barely carried in parliament and faces an uphill challenge when it goes to the House of Lords. But it has the support of 69% of the public – not much of a surprise in a country where the chief of domestic intelligence (MI5) has publicly estimated that at least 2,000 people pose a serious threat to national security. The German bill, too, will be fiercely debated as it works its way through its various readings. But what a contrast to the attitude of Democrats in the U.S. Congress, who have refused to extend liability protection to phone companies that assisted the government in wiretapping foreign terrorist suspects in the immediate aftermath of September 11.
It has been nearly seven years without a major terrorist attack on American soil. Europeans have not been so lucky (though they've had several lucky escapes). Maybe that's why they're becoming more "American" in taking a hard line on terrorists, even as America's own Supreme Court moves in the opposite direction.
Voir le texte original:
http://online.wsj.com/article/SB121331280816168979.html?mod=djemEditorialPage
Oussama Ben Laden, dans une nouvelle cassette:
"Si Dieu le veut, nous continuerons la lutte contre les Israéliens et leurs alliés et ne renoncerons à aucun centimètre carré de terre de Palestine tant qu'il y aura au moins un musulman véritable sur la Terre"
Il incombe de faire en sorte qu'il ne reste pas un seul "musulman véritable sur la Terre"
Des tireurs d'élite ont encore tiré, ce matin, sur des agriculteurs du kibboutz Ein Ashlosha à la frontière de Gaza.
D'autres ont tirés plus haut Nord sur le kibboutz Nir-Am, lors de la visite du Ministre de l'Interieur, Dichter, ancien chef du Shin Beit: un des conseillers du Ministre a été blessé et ce trouve dans un état moyen.
Israël a retiré, hier, dix barrages routiers en Judée-Samarie, sur la demande américaine, faite pendant la visite de Condi la semaine dernière.
La pression monte avec la Syrie, qui a massé trois divisions sur sa frontière avec le Liban, en bodure de la Ba'aka libanaise, fief du Hezb, qui est la continuation topographique de la Vallée du Jourdain.
La mise en place de ces divisions, accompagnée d'une mobilisation partielle des reservistes syriens, marque uen tension grandie, ces derniers jours, entre Israël et la Syrie.
Des deux cotés les messages transmis directements sur les ondes ou indirectement - par la Turquie semble-t-il - essayent de réduire les tensions!
Dans quelques jours la Syrie rapportera les résultats de son enquete sur l'élimination de Moughnyé à Damas, résultats connus à l'avance qui pointera le doigt sur le Mossad! Le Hezbollah, qui s'est engagé à venger l'un des plus grands criminels terroristes et chef de ses opérations, aura donc les mains libres pour mettre son plan à exécution.
Ajoutons à cela le fiasco du rassemblement de la Ligue Arabe à Damas - et nous avons une focalisation de contraintes politiques et militaires dangereuse pour la région, comme je l'avais souligné dans un post précédent!
L'état d'alerte décrété depuis l'élimination de Moughnyé n'a pas diminué, bien au contraire: les appels de Zawahari, le second de Ben Laden, à attaquer les Juifs où qu'ils se trouvent, ne font que rajouter une menace de plus à celles du Hezbollah sur les communités de par le monde.
Le souvenir des attentats de Buenos Aires sont gravés dans le sang et les chaires.
D'après les journeaux israéliens, les services de sécurité auraient des informations sur un attentat contre un avion israélien - et dans certains pays les décollages et atterrissages de vols en provenace ou en partance pour Israël sont accompagnés de vols de reconnaissance héliportés!
Et pourtqnt le tourisme fleuri en ces jours qui precedent la Paque Juive dans tout le pays, le Golan compris.
La décision du Ministère Israélien de la Défense quant au système de défense contre les missiles et roquettes de faible porté est sur le point d’être prise !
Deux systèmes sont en lisse, le « Iron Dome » de l’industrie israélienne,basé sur des missiles anti-missiles, et le « Nautilus » américain, basé sur laser.
Le problème principal du premier est son coût : un missiles anti-missile coûte quelques centaines de milliers de dollars et il en faut deux pour assurer l’interception d’un missile « Grad » qui n’en vaut que quelques milliers ou un roquette « artisanale » du type « Kassem » qui ne vaut pas plus de 100 Dollars !!!!
A cela répond le Général responsable de l’introduction de nouveaux équipements et de la logistique de Tzahal, qu’un gilet pare-balle céramique vaut des centaines de fois le prix d’une simple balle 5.56 mm dont il doit protéger le soldat qui le porte! En fait cette arithmétique est stérile, car elle ne prend pas en ligne de compte le prix économique, sociale et surtout humain que ces fameuses roquettes entraînent dans la société israélienne.
D’autres problèmes du « Iron Dome » seraient liés à sa fiabilité et surtout au temps demandé pour finir son développement et être opérationnel.
Dans ces conditions les « lobbies » qui représentent les intérêts américains en Israël se sont activés pour démontrer la supériorité du système américain, en termes de coûts et d’opérabilité.
Le Général de Brigade de réserve Pinhas Bukris, directeur général du Ministère, a été envoyé d’urgence aux US pour une démonstration du système.
Selon la Chaîne 2 de la TV israélienne ce fut un fiasco : le système fut incapable de tirer !
Une vérification des données expérimentales montre que le système n’a, jusqu’à présent, réussi à marcher que dans … 30% des mises en marche ! De plus sur 36 missiles Kassem tirés il n’a réussi à intercepter que 8 au lieu des 21 prévues statistiquement !
La démonstration par la négative du niveau opérationnel du système basé laser a classer l’affaire : Israël attendra encore quelques mois avant d’être équiper d’un armement anti-missile pour protéger le Sud comme le Nord du pays.
Abbas s’agite encore
Comme je l’avais écrit à propos des »Hivers Chauds » Abbas joue les Arafat dans des déclarations fumeuses : comme ces inspecteurs de police où l’un est brutal et l’autre amical, pour atteindre leur fin, Abbas, comme Arafat, joue les deux rôle à la fois !
Ses dernières menaces selon Debka : Si en Avril Olmert n’apporte pas de concessions, le Fatah reprend ses activités !
Quant à Jerusalem Post, il signale que des pontes de l’AP préparent un retour des réfugiés palestiniens en Israël selon une décision de l’ONU des années quarante …à l’occasion des 60 ans de l’Etat d’Israël !
En fait le Fatah n’a jamais abandonné la « lutte armée « - le terrorisme en termes palestiniens – alors que les accords d’Oslo signés par Arafat posaient, non pas la base pour le règlement de TOUS les problèmes entre Israéliens et Palestiniens, mais la décision par les deux parties de régler ces problèmes par la diplomatie et non la violence.
Nous connaissons tous le résultat : Arafat, violeur de petits libanais du Fatah Land qu’il créa au Sud Liban suite aux massacres de Septembre 70 par la Jordanie, se fit violeur des ces accords d’Oslo en lançant avec ses compères, Bargouti en tête, la deuxième Intifada !
Rappelons, à l’occasion, qu’aujourd’hui le mouvement israélien de « gôche », Meretz, vote pour son nouveau secrétaire général : toutes les chances vont à « Jumesse » du kibboutz Lahav, ancien secrétaire général du mouvement kibboutzique, et … grand ami de Bargouti ! Il fut aussi de ceux qui, à Meretz, firent tout pour garder Shass, le mouvement ultra religieux sépharade, raciste contre les Ashkénazes, anti démocratique – ses décisions sont prises par les rabbins- dans le gouvernement de Barak et empêcher la formation d’un gouvernement d’union national avec Sharon : « Tout mais surtout pas le Likoud » est d’ailleurs la devise du parti Meretz qui fait tout pour empêcher Olmert de tomber après son échec de la guerre du Liban.
Pour en revenir à Abbas, il a aussi promis de reconstruire la maison de l’achiterroriste Shakhadé, éliminé il y a quelques jours avec d’autres pontes du Jihad Islamique, responsable de l’assassinat de plusieurs dizaines de civiles israéliens !
D’après Debka, Bush et Condi devraient recevoir une lettre d’explication du Président de l’AP quant à ses intentions de reprendre la lutte armée. Espérons que le trio Bush, Condi et Olmert se mettra enfin à l’écoute !
Barak, quant à lui, n’attend rien de positif d’Abbas et il semble que sa position et sa détermination ne lui donnent pas beaucoup de crédit chez nos amis de Washington.
Dans le post "Bilan Provisoire de l’Opération « Hivers Chaud » j’avais écrit que les jours qui viennent nous diront si le buts de l’opération tels que je les comprends de la lecture de la situation, de l’écoute des médias et des politiques ont aboutis !
Bientôt 15 jours sont passés, il est temps de voir ce qu’il en est !
Rappelons ici les buts de l’opération israélienne à Gaza :
Les buts à plus long terme semblent :
1- Répondre aux tirs de missiles sur les civils israéliens sans entrer, toutefois, dans une opération de grande ampleur ; opération tant attendue par la population du pays, mais reportée pour tout une tas de raison par les pouvoirs politique aussi bien que militaire : l’armée s’oppose en effet à une opération qui signifierait l’occupation de Gaza, le Shin Bet et les services de renseignements s’y opposent aussi.
2- Rappeler aux pontes politiques du Hamas qu’il seront ciblés dans cette future opération d’envergure : son but sera de mettre à plat le pouvoir de l’Ordre Nouveau du Hamas à Gaza
3- Reprendre l'initiative
4- De mettre à l’épreuve le Président de l’AP lui-même et sa détermination et sa capacité à arriver à des accords de paix : les dernières déclarations d’Abbou Mazen, y compris celles qui précédèrent le début de l’opération, semblent, au contraire, montrer son accord avec les tirs des jihadistes sur les civils israéliens.
5- Rappeler au Hezbollah qu’Israël répond en lieus et temps décidés à Jérusalem, à toute attaque : le Hezbollah voit venir à terme la période de deuil de l’archi-terroriste Moughnyé, et à Jérusalem on estime possible une réponse du Hezb pour la période très proche.
Où en sommes nous ?
1) « Répondre aux tirs de missiles sur les civils israéliens sans entrer, toutefois, dans une opération de grande ampleur »
Cela fut une réponse meurtrière pour le Hamas, une centaine de miliciens ayant été éliminés ! Mais par contre on vit des barrages de missiles comme jamais vus auparavant, des tirs de missiles industriels –militaires d’origine russe et de fabrication iranienne, les Katiouchas, tirés sur Ashkélon et d’autres villes en dehors de Sdérot, près de 250 milles civils israéliens se trouvant dans la zone de tirs !
2) Rappel de la non-impunité des pontes du Hamas :
En fait c’est ce qui semble avoir permis la situation actuelle, commencée en début de semaine, à savoir une accalmie relative ! Un missile a été tiré aujourd’hui sur Ashkélon. Il semble qu’un accord tacite a été mis au point entre le gouvernement Olmert et le Hamas par l’entremise de l’Egypte. Tout le monde – Hamas et gouvernement israélien- dénie un tel accord.
3) Reprise de l’initiative ?
Après les événement de Jeudi dernier – attaques sur la frontière où deux soldats sont tués et massacre de la « Yeshivat aRav » - il est légitime de mettre, ici, un point d’interrogation
Pourtant aujourd'hui le chef du Jihad Islamique à Toul Karem a été eliminé ce matin dans une attaque sur sa maison.
Ce soir, il y a à peine une heure, 4 chefs du meme mouvement ont été tués a Betlehem.
Tous étaient impliqués dans le meutres de nombreux israéliens, en particuliers dans les années 2000-2001!
4) « Mise à l’épreuve » de Abbas (Abbou Mazen) :
Ce dernier a des « sorties » contradictoires plusieurs fois par jours depuis 15 jours ! Il perd toute crédibilité comme partenaire « de la paix » ! Pour ceux qui refusent encore de lire ce qu’on appelle en Hébreu « ce qui est écrit sur le mur » comme Olmert qui ne semble pas prendre en ligne de compte toutes ces déclarations du président de l’AP, que faut-il de plus ?
5) Le Hezbollah est, semble-t-il, ce qui inquiète le plus le pouvoir israélien : Olmert a fait une visite à la Division 91, postée sur la frontière israélienne avec le Liban, alors que les missiles tombaient sur le Sud du pays ! Hezbollah, la Syrie et Iran sont le véritable problème – voir mon post Après Gaza, Vers une Intervention Américaine au Liban ? (http://politiquearabedelafrance.net/node/815)
La semaine prochaine finira la période de deuil de Moughnyé: toutes les forces de sécurité sont en état d'alerte!
Notons qu’après l’opération « Hivers Chaud », il y eu une seule incursion israélienne à Gaza, dans laquelle fut éliminé le Commandant du Jihad Islamique à Khan Younis.
L’effort israélien aurait dû être plus intensif, la pression sur les mouvements terroristes qui règnent sur Gaza plus intense : cela n’est pas entrepris. La question est donc pourquoi ? La réponse est peut être dans le point numéro 5 ci-dessus !
D’après un journal libanais, le Hezbollah serait le véritable responsable du massacre de Jeudi.
Le terroriste, ancien membre du Hamas, aurait été envoyé par un membre du mouvement « Le Jihad Islamique », un certain Shakhadé de Bethlehem, recherché par Israël depuis quelques années.
Déjà Jeudi soir, dès que l’identité du terroriste fut connue, la maison où se cachait Shakhadé fut encerclée par les forces de sécurité : l’information fut reportée par les média israéliens en directe, pendant les reportages du massacre, mais la connexion des deux événements ne pu être confirmée.
Selon les sources libanaises, Shakhadé, sunnite, se serait converti au Shiisme, tout en gardant sa nouvelle religion secrète selon le principe de la « Takya », autorisant à garder secrète la religion en cas de danger.
Il faut souligner ici que la prise de responsabilité du massacre par le Hamas non seulement fut tardive mais elle ne fut pas sans équivoque.
De plus l’attaque au kalachnikov n’est pas le style du Hamas, plus connu par ses attentats à la bombe humaine : elle ressemble plus aux méthodes des terroristes du Fatah, le mouvement du Président de l’AP, Abbas, et au Hezbollah.
AMNISTY INTENATIONAL ET ABBAS, MEME COMBAT
Amnitsy a dénoncé l’attentat de Jérusalem en condamnant …. Israël !
Encore une fois cette organisation se met au diapason palestinien : son communiqué ressemble au communiqué du Président Abbas de l’AP.
Pas de condamnation du massacre sans équivoque : on rajoute une condamnation de toute réponse israélienne supposée suivre le pogrom. On rappelle Gaza, donc condamnant encore Israël.
En bref on sous entend que la responsabilité du massacre revient à Israël.
Ce soir, à 20 hr, une force de Tzahal, appuyée par des hélicoptères, est entrée dans la section centrale de la Bande de Gaza et encercle la maison d’un chef de milice.
Des combats sont enregistrés sur le théâtre des opérations, auxquels participent des miliciens des Brigades Al-Aksa, du Fatah. Selon l’organisation le contact avec trois des miliciens a été perdu, ils auraient été touchés.
L’armée informe que cette incursion n’a rien à voir avec l’opération « Hivers Chaud « de Samedi. C’est une intervention de routine près de la frontière, pour déjouer une tentative éminente d’attentat
Après Gaza, Vers une Intervention Américaine au Liban ?
Les autorités saoudiennes ont informés hier leurs ressortissants de quitter le Liban au plus vite. Le Koweït aussi, je crois.
Le USS Cole est arrivé dans la région et croise le long de la zone maritime libanaise : d’après Debka d’autres navires joindraient prochainement le Cole !
Que ce passe-t-il chez nos voisins du Nord ?
Le Hezbollah bloque depuis Novembre 2007 l’élection du nouveau Président Libanais, menace Israël de guerre ouverte partout dans le monde en représailles à l’élimination de Moughnyé, engendre des affrontements dans les rues de Beyrouth. Son désir de prendre le pouvoir au Liban n’est un secret pour personne !
A la fin du mois la Ligue Arabe doit se réunir à Damas : les Saoudiens ont déjà annoncé leur absence, l’Egypte hésite encore.
La réunion de Damas risque de valoriser les tensions entre pays arabes : les dénominateurs communs se heurtent aux différentes approches arabes face au fascisme islamique.
Deux courants, pour et contre, s’affrontent, dans le monde arabo-musulman, le courrant pro islamiste se couvrant d’un drapeau qui ne lui appartient pas - celui de la démocratie – et celui de la fameuse « résistance ».
En effet, si l’instauration de la démocratie a toute les chances – et donc aujourd’hui toutes les faveurs du mouvement islamiste- de propulser les partis islamistes au pouvoir dans les pays arabes, il n’en reste pas moins que ces partis feront tout pour annihiler toute propension à la démocratie une fois le place conquise. Pour s’en convaincre il suffit de se rappeler les défenestrations de Gaza où les miliciens de l’Ordre Nouveau du Hamas projetaient dans le vide leurs cousins du Fatah, il y a seulement quelques mois.
Quant à la « résistance » si le terme signifiait, un temps, la résistance au conquerrant israélien du Sud Liban – au contraire des « libérateurs » syriens au Nord du Litani - puis à « l’entité sioniste », c’est au monde occidental, sa culture, religieuse, politique, scientifique et artistique que le terme s’applique aujourd’hui chez ses adeptes musulmans et arabes.
En termes occidentaux politiquement correctes on appelle ces différences de vues dans les pays arabes : les pays « modérés » et les autres.
Il semble que ces facteurs – fin du deuil de Moughnyé et menaces du Hezbollah, réunion de la Ligue Arabe à Damas et tous deux porteurs de menaces d’hégémonie islamique, se focalisent dans le temps à la fin du mois et géographiquement entre Damas et Beyrouth.
D’où la crainte d’une crise dans la région à la fin du mois.
La venue du USS Cole près des eaux maritimes libanaises est donc le signe que l’Oncle Sam veille : il est toutefois difficile de croire que Bush opterait pour une solution militaire si l’un des scénarios fondamentalistes prenait corps, si ce n’est un coup d’état du Hezb.
Dans ce contexte on peut comprendre l’opération israélienne « Hivers Chauds », en particulier pourquoi elle a lieu maintenant et son degré d’extension.
En effet, les pressions sur le gouvernement israélien sont grandes pour s’attaquer une fois pour toute au problème des tirs de roquettes et d’obus de mortiers incessants sur les villes et villages israéliens : plus de 2500 roquettes ont été tirées depuis sept ans dont plus de la moitié depuis le retrait israélien de la bande de Gaza en été 2005, les tirs sur les civils se comptant par dizaines par jours. La situation est devenue insupportable pour la population civile, qui a multipliée ses manifestations à Jérusalem aussi bien qu’à Tel Aviv, engendrant un vaste mouvement d’unité populaire d’où seuls les partis d’extrême gauche- Meretz, le PC israéliens et les partis arabes- et ultra religieux se sont exclus.
Les partis politiques de la droite pressent eux aussi le gouvernement Olmert non pas parce que c’est de leur nature de résoudre par la force ce qui peut être résolu par la diplomatie, mais parce que Sharon, Olmert et autres promoteurs du retrait israélien de Gaza en 2005 avaient déjoué toute opposition au retrait en affirmant leur volonté et leur capacité à répondre par la force au premier missile tiré sur le territoire israélien : ainsi une « Ligne Rouge » avait été clairement dessiné par le gouvernement d’alors, avec le soutien entre autres du parti travailliste et de Meretz . Une « Ligne Rouge » - Kav Adom en Hébreu – est une des bases de la politique de dissuasion : si elle est dépassée par l’ennemi potentiel celui-ci devient ennemi ouvert et la réponse doit être en phase avec la menace, sinon elle perd sa crédibilité. Pour comprendre plus en détail l’importance des « Lignes Rouges » dans la politique de défense d’Israël, voir le livre de Micha Bar « Red Lines in Israel’s Deterrence Strategy ».
L’opposition exige donc du gouvernement, depuis des mois, de mettre à exécution les menaces exprimée lors du retrait israélien de Gaza : elle y voit une nécessité non seulement pour essayer d’empêcher les tirs sur les civils israéliens mais aussi pour redonner au pays la crédibilité de ses capacités dissuasives.
Ses pressions populaires et partisane de datent pas d’hier. La question est donc pourquoi une intervention maintenant, alors que le contexte n’est pas aujourd’hui plus positif pour une intervention ?
L’opération entreprise hier est limitée, ses buts militaires sont limités.
Sur le plan politique, elle permet au gouvernement Olmert de faire diminuer les pressions pour une opération extensive qui risquerait d’obliger Israël à reconquérir et réoccuper toute la Bande de Gaza.
Sur le plan militaire, elle permettra – si elle est menée correctement- de détruire une partie du potentiel de nuisance des mouvements terroristes palestiniens et leur alliers d’Al Quaïda, du Hezbollah et des Gardes de Révolutions iraniens, infiltrés durant la crise de la frontière de Gaza avec l’Egypte il y a quelques semaines.
Cette libération de pression au Sud du pays est aussi un message pour l’ennemi qui menace au Nord ; le Hezbollah.
Ainsi selon votre serviteur, le tempo de l’offensive israélienne à Gaza, ses buts et son extension ne sont pas sans rattachements avec une crise qui se dessine dans la région pour la fin du mois.
Téhéran : Israël sera bientôt éliminé par radiations !
Ainsi s’exprime le Général Jafari, commandant suprême des Brigades Al Kods, les SS iraniens des Gardiens de la Révolution dans une lettre de condoléance au Hezbollah !
Une menace de plus, après celles du Président Ahmédnijad ?
Dans sa lettre Jafari écrit que l’éradication « du microbe cancéreux qu’est Israël » par radiation, sera le fait du Hezbollah lui-même : L’Iran prépare-t-elle le Mega-Acte-Terroriste par Hezbollah interposé, en balançant une bombe nucléaire sur Israël ?
Nous pouvons imaginer plusieurs scénarios :
1- Les Iraniens dotent le Hezbollah de « bombes sales » : de la matière fissile radioactive est ajoutée aux têtes explosives des Katiouchas – les fameux « Orgues de Staline » de la Deuxième Guerre Mondiale, aujourd’hui appelés missiles « Grad » de 107 et 120 mm, utilisées par le Hezb pour bombarder le Nord du pays en été 2006. Les Iraniens ont sûrement des quantités suffisantes de matières fissiles pour un tel usage depuis que leurs centrifugeuses marchent à plein rendement. De telles « bombes sales » n’ont pas les effets dévastateurs de bombes atomiques à proprement parler, mais elles auront certainement un effet destructeur sur le moral de l’arrière et des civils touchés : la peur du cancer provoqué par les radiations, la présence de poussières radioactives, la nécessité d’évacuer les populations civiles, de décontaminer des régions entières, et, pour les soldats d’opérer dans des conditions très astreignantes – masques à gaz et vêtements adéquats.
2- Les Iraniens ont déjà une bombe atomique, obtenue par certaines voies obscures, de l’ex-URSS : n’ayant pas encore le vecteur de transport – missile ou bombardier – adéquate, l’Iran fait passer la bombe au Hezbollah qui envoie une équipe de suicidés opérer en Israël ! La presse israélienne a fait hier état d’un attentat conventionnel possible contre le pays avec un avion sans pilote, mais cela est trop risqué pour le Hezbollah si il est question de faire exploser un engin nucléaire ! Il semble qu’une tentative par mer ou par terre soit plus probable, avec plusieurs commandos suicides et une attaque générale de diversion sur toute la frontière. La réussite d’une telle attaque présenterait toutes les caractéristiques d’Hiroshima et Nagasaki, mais à l’échelle du pays, ce serait un pourcentage important du pays qui serai annihilé !
Les deux scénarios sont possibles, vu les avancements de l’Iran vers l’arme nucléaire et vu sa volonté exprimée à plusieurs reprises d’éliminer Israël !
Ces scénarios exigent une prise en considération, par le gouvernement et Tzahal, des retombées d’une attaque nucléaire contre le pays, à savoir planifier une réponse adéquate pour le traitement des dégâts en biens et en personnes, pour la mise sur pied d’un pouvoir alternatif, régional qui remplacerait le pouvoir central si celui-ci était touché ou si les moyens de communications et d’exercice du commandement étaient impossibles. Il faudrait aussi prendre en ligne de compte les menaces internes et externes qui ne manqueraient pas de surgir après une telle attaque. Pour cela certaines barrières légales et psychologiques devrons être surmontées pour assurer un minimum d’ordre et de maintient des structures étatiques – comme l’institution de la peine de mort, le retour au pouvoir militaire dans les zones sensibles (comme ce le fut jusqu’en 1967 dans les régions à forte population arabe).
Bien sûr Israël se doit de préparer une méga réponse à attaque méga terroriste ! Elle devra non seulement cibler le Hezbollah et le Sud Liban, mais aussi l’Iran et la Syrie ! Et peut-être certains pays et certaines personnes trop complaisantes avec l’Iran et qui font tout, aujourd’hui, pour lui permettre de développer ses capacités nucléaires !
Deux jihadistes ont attaqué il y a une heure la ville de Dimona dans le Désert du Neguev.
L’un deux s’est fait sauter tuant une femme, blessant 8 personnes. Le second a été abattu par la police avant de pouvoir se faire exploser.
Il n’est pas encore clair si les terroristes sont venus d’Egypte ou de la région de Hébron. Les conséquences seront différentes dans chaque cas : la signification quant à la logistique et le degré de préparation des terroristes a des implications différentes.
Pour le journal de révérence le Monde, c’est un « Attentat suicide présumé « !
Il y a des bombes qui se perdent !!!
Il y à quelques minutes, les Bataillions Al-Aksa ont pris la responsabilité de l'attentat: rappelons que ce mouvement est partie intégrante du Fatah, de Abbou Mazen, le "partenaire" pour la Paix du coté palestinien!
Rappelons aussi que'Israel a deja liberé des centaines de terroristes du Fatah coen "signe de bonne volonté" après Annapolis!
MAM au Figaro :
L'anticipation est essentielle dans la lutte contre le crime en général et le terrorisme en particulier. Elle est la meilleure des protections.
Tiens donc, on commence à comprendre ce qu’Israël clame depuis des années ? Mais la question est de savoir si cette « anticipation » est un privilège de la France, puisqu’ interdit à Israël et aux US !
Un groupe de six jihadistes a attaqué cette nuit l’ambassade d’Israël en Mauritanie. Aux cris de « Allah Ouakbar », ils ont lancé un assaut sur l’ambassade. Dans les échanges de tirs avec les forces de sécurité de l’ambassade plusieurs blessés auraient été dénombrés. L’ambassadeur, Boaz Bismuth, a souligné l’importance des relations entre les deux pays, relations qui ne plaisent certainement pas aux jihadistes, actifs dans le secteur, comme démontré par l’assassinat de touristes français à Noël et ses conséquences malheureuses sur le Paris-Dakar
Selon le journal égyptien Al Arham, paru ce matin, un commando de 5 terroristes jihadistes a été arrêté par les forces de sécurité égyptiennes près de Tabba, à quelques centaines de mètres de la frontière avec Israël. En possessions d’armes et de ceintures explosives, les jihadistes s’apprêtaient à faire un massacre dans la ville balnéaire d’Eilat. De plus un autre groupe de terroristes a été intercepté dans le Sinaï en possession de cartes montrant les points sans barrière sur la frontière, des fiches d’observation des forces de sécurité israéliennes et égyptiennes et leurs activités le long de la frontière. Il y a plusieurs jours, déjà, un groupe de 20 miliciens affiliés au Fatah - donc au Président de l ‘AP lui-même ! – avait été arrêté au Nord du Sinaï alors que, armés, ils étaient à l’écoute des transmissions des forces égyptiennes : ce groupe semblait opéré depuis pas mal de temps et n’était en rien lié au démembrement de la frontière de l’Egypte avec Gaza : contrairement aux groupes de jihadistes décris plus haut Depuis les attentats d’Al Quaïda au Sinaï, il y a quelques années nous savons que la mouvance islamiste a trouvé dans le Sinaï montagneux une place forte pour ses opérations dans la région. Les Jihadistes du Hamas, palestiniens, et des Frères Musulmans, Egyptiens, ne sont pas insensibles aux avantages topographiques – montagnes, immensités vides, peu de routes, proximité de l’Arabie Saoudite – et humains – Bédouins opposés au pouvoir central égyptien, limitation des forces de sécurités égyptiennes en homme et matériel due aux accords de paix avec Israël – qu’offre le Sinaï. Depuis le démembrement de la frontière de l’Egypte avec Gaza, Tzahal et la police israélienne est en état d’alerte à la frontière israélo-égyptienne : des forces de la brigade d’infanterie du Nord – la Brigade « Golani » - des unités de réservistes et des forces spéciales anti-terroristes sont sur le terrain, les services de renseignement d’Israël ayant des informations précises d’actions terroristes contre les forces de Tzahal – enlèvement de soldats, attaques de patrouilles - et les civils – massacre à Eilat, massacre dans les lieus touristiques le long de la frontière. Le démembrement de la frontière de l’Egypte avec Gaza s’exprime, sur la plan politique, par des visites de délégations des Frères Musulmans à Gaza : gageons que les discussions ne sont pas uniquement des manifestations de soutient de l’organisation égyptienne au Hamas ! Les prochaines élections municipales égyptiennes, les dispositions prises à l’encontre du mouvement fondamentaliste égyptien par le régime de Mumbarack accrues ces dernières semaines intéressent les deux partis. Pour l’instant, les menaces précises ont été déjouées par l’Egypte mais pour combien de temps : la « tempête » récoltée par Mumbarack n’en est qu’à ses début ! Notre problème, en Israël, est que l’œil du cyclone risque aussi de nous toucher !

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