La semaine dernière a eu lieu en Israël une Journée d'Etude sur le Thème du Judaïsme et Francophonie organisée à et par l'Université de Tel Aviv avec le soutient de la Fondation France Israël et de l'Ambassade de France à Tel Aviv (la France refuse encore et toujours de reconnaître Jérusalem pour Capitale du pays).
Des personnalités politiques, diplomatiques et culturelles ont été invitées à cette journée d'étude à Tel Aviv: Alain Finkielkraut a fait le discours de clôture de la première journée, mais son œuvre fut le centre de la deuxième journée toute académique.
A coté de l'Ambassadeur de France actuel en Israël, J-M Casal, qui fit la première intervention, se trouvaient la parlementaire du Avoda Colette Avital qui brigue la Présidence de l'Etatet avec qui j'ai pu m'entretenir quelques minutes (vantant le site PAF 2...), le précédent ambassadeur Jacques Huntziger, aujourd'hui Président de la Fondation France Israël, Yehuda Lankri, ancien ambassadeur d'Israël à l'ONU et en France, Ygal Palmor du Ministère des Affaires Etrangères. Dans la salle outre RZ et sa compagne
se trouvaient aussi l'ancien ministre français Léotard et l'ambassadrice d'Israël dans plusieurs pays africains, Tamar Golan avec qui j'ai pu m'entretenir aussi.
Après l'ouverture par Casal qui exprima son désir d'agir pour l'intégration d'Israël dans la Francophonie, Y. Palmor a présenté l'importance des relations franco-israéliennes, son histoire "passionnante et passionnelle", thème repris par les deux anciens ambassadeurs, Lankri présentant le coté israélien et Huntziger le coté français. Chacun a raconté l'Histoire à sa façon, la brisure engendrée par De Gaulle en 1967. Huntziger a fait la relation des changement de températures dans ces relations, du froid durant les présidences de De Gaulle, Pompidou et Giscard, le réchauffement avec Mitterrand puis les hauts et les bas de la période Chiraquienne.
Ce que j'en ait personnellement retenu:
1- Les relations et affinités personnelles de Chirac ont guidées grandement sa politique vis-à-vis d'Israël "Cet homme est un bloc de béton" à propos de Sharon. Autre exemple: le froid entre les deux nations après la vive discussion entre Barak et Chirac à l'Elysée en fin 2000 après le début de l'Intifada II
2- Le réchauffement des relations se fait lorsqu'Israël se plie à la vision politique française sur le plan palestinien. Le rechauffement des relations lorsqu'à Camps David Barak a accepté la mise en question du statut de Jéreusalem et lorsque Sharon a mis en marche l'évacuation de la bande de Gaza en sont des exemples
Une question qui n'a pas été posée, ni abordée qui s'impose alors que la France œuvre activement au niveau européen pour une reconnaissance européenne du gouvernement "d'Union Nationale" palestinien et pour la reprise des versements des fonds à l'AP, alors que le programme politique de ce gouvernement est basé sur l'éradication d'Israël!!!
Des discours de cette journée, peu d"éléments nouveaux ont été apportés - le langage diplomatique étant général. Et donc peu d'espoirs aussi pour un futur équilibre dans la politique française.
En cette fin de cadence présidentielle on ne pouvait pas s'attendre à mieux, et le problème est de savoir si le prochain président français aura la volonté d'un changement